Sherlock Holmes 2 : le jeu de massacre!

Sherlock Holmes 2 : Jeu d'ombres

sorti le 25 janvier 2012

 

Le jeu de

massacre continue!

 

Voici venu (enfin! disent les "fans") le deuxième volet (du triptyque?) de la "saga" prétendument holmésienne de Guy Ritchie avec Robert Downey Jr. (Holmes) et Jude Law (Watson). On y retrouve un Sherlock dandin, "extra- lucide" (il est remarquable dans la perception vitesse-TGV d'indices assassins) et super-héros! Il est aussi aventurier que le bon Indiana, tout aussi hyper sportif (et endurant) que ce cher Jones et sacrément doué pour échapper aux balles.

 

 

 

 

Les décors reconstitués (ou numériques) de la Londres victorienne sont impressionnants, la populace bruyante et active, la bourgeoisie et l'aristocratie crédibles jusqu'au bout de la canne à pommeau et les gamins de rues en guenilles ou crieurs de journaux très Dickens. La place de l'opéra (Garnier) du Paris fin 19ème fait illusion et le scénario ne permet pas l'endormissement!

 

Il y a des bombes terroristes, du sang, des meurtres violents, de la sensualité "grand siècle", notamment chez la troublante et inévitable Irène Adler (Rachel McAdams ), des rebondissements à vous couper le souffle et des images au ralenti sidérantes... Beaucoup d'actions violentes et d'explosions, beaucoup de castagnes, une multitude de cascades époustouflantes et beaucoup de plans trop rapides pour y voirclair: il faut suivre - y' paraît que les ados aiment ça?

 

Le canardage à coups d'obus des protagonistes de la lumière (les bons) qui fuient dans la forêt ennemie, filmé au ralenti, nous décortique chaque effet de la canonade avec une esthétique qui entrera assurément dans la légende du cinéma: une longue séquence d'anthologie qui, à elle seule, vaut le prix du billet! Génial!

 

Je regrette que le combat ultime de Holmes contre Moriarty - l'issue tragique et voulue définitive des aventures de Holmes-, ait été transposé dans un décor d'heroic fantasy sur le balcon d'un château à la Narnia, alors que, dans la nouvelle de Doyle, les deux ennemis jurés se battent à mort au bord de l'abîme de Reichenback (Suisse), près d'un sentier touristique, dans une nature sauvage, et y chutent accidentellement. La double mort (supposée) mise en scène par Conan Doyle est plus crédible et mieux en phase avec l'œuvre globale de Doyle - qui ne flirte au grand jamais avec l'heroic fantasy!

 

 

Watson et Mycroft sur le qui-vive © Warner Bros. France

 

L'argument fondateur de ce film est assez bien pensé et le personnage du "Napoléon du crime" (sic sherlock), interprété par Jared Harris, ne trahit pas la création de Doyle. Le rôle de Mycroft Holme (Stephen Fry), le frère de Sherlock, est fidèle à l'image de l'œuvre initiale et les rapports entre Sherlock et Watson sont assez bien respectés... Il y a donc du bon dans cette adaptation fantaisiste! Cependant, je préfère nettement le premier volet: purement londonien et à l'intrigue plus riche en mystère, à la hauteur des investigations savantes du grand détective. La science de la déduction propre au locataire du 221B Baker Street est davantage montrée dans le premier film.

 

Naturellement, ces impressions subjectives sont celles d'un amateur inconditionnel des enquêtes originales du vrai Sherlock Holmes qui, globalement, ne retrouve pas du tout l'atmosphère et le charisme des romans et nouvelles de Doyle. Ces deux volets hollywoodiens sont de bons spectacles cinématographiques à gros budget, inventifs, talentueux mais à classer dans les apocryphes des enquêtes du détective de la rue Baker Street!

 

GF

 

 

 



13/02/2012
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